Pourquoi faire une classe préparatoire en lettres supérieurs plutôt qu'une université?
- Elle permet d'apprendre rapidement et efficacement une méthode si il y a un travail personnel .
- Il y a une quarantaine d'élèves dans la classe ce qui permet aux professeurs, les plus souvent compétents, d'aider tous les élèves et d'être à leur écoute.
- S'il y a du travail personnel , au bout d'une année ou deux lorsqu'on sort de prépa L, et qu'on est reversé en université on réussit mieux que la plupart des élèves qui ont fait un cursus en faculté depuis bac +0, car la classe préparatoire littéraire a permis d'être plus rigoureux, d'avoir plus de culture, d'apprendre une méthode.
Généralement, ceux qui sortent d'hypokhâgne-khâgne réussissent leur agrégation une fois en université.
Mais il y a bien sûr des inconvénients:
- Admettre de sacrifier quelques activités extra-scolaires au service du travail personnel
- Dormir moins
- Le stress, surtout si on est dans une bonne prépa car les profs motivent et mettent la pression aux élèves.
Les débouchés au bout de deux ans de classes préparatoires:
- L'école normale supérieur ( objectif principal de la khâgne)
- Les écoles de commerce
- Les Instituts d'étude politique
- Les universités.
1ère idée reçue: en hypokhâgne les élèves sont en compétition.
Ce n'est pas vrai dans toutes les prépas. Généralement en hypokhâgne les élèves s'entraident au lieu d'émettre un esprit de compétition.
Cependant, la pression compétitive existe: en effet , à l'issue de l'hypokhâgne, seuls la première moitié de la classe passe en khâgne, de quoi mettre effectivement la pression et faire stresser de nombreux étudiants!!!!!
En effectuant des recherches sur les classes préparatoires littéraires, on s'aperçoit qu'on peut classer les prépas littéraires en plusieurs catégories :
- Les prépas parisiennes:
Elles sont nombreuses, et prétendent offrir un enseignement de qualité.
Après je ne suis pas expert, donc si vous pouvez apporter quelques informations supplémentaires ce serait avec plaisir.
- Les prépas provinciales.
Alors il y a plusieurs "niveaux"- je le mets entre guillemets car tout est relatif- de prépa provinciales, on dira que certaines sont plus "cotées" que d'autres.
* Les prépas cotées.
De réputation, ce sont les meilleurs en province , qui offrent une formation de qualité, ayant des professeurs compétents pour la plupart, et dont les élèves sont studieux.
Je pense notamment à Faidherbe à Lille, Chateaubriand à Rennes, Montaigne à Bordeaux, Thiers à Marseille, Le Parc à Lyon, Fustel de Coulanges à Strasbourg , St Sernin à Toulouse; il y'en a d'autres.
Attention: il ne faut pas négliger les autres classes préparatoires
* Les prépas moins cotées.
Je pense qu'il n'existe pas de classe préparatoire " mauvaise", elle sont simplement moins réputées et il y a un peu moins de pression. Par exemple Edouart Herriot à Lyon est un lycée qui possède des classes préparatoires littéraires moins réputées, néanmoins il y a de bons élèves et l'enseignement est de qualité.
Dans certaines prépas, le travail peut être moins soutenu, ce qui permet de relâcher la pression. Bien sûr, dans celles-ci l'école normale supérieur n'est pas l'objectif principal.
Parfois, il faut accepter d'aller dans une classe préparatoire moins réputée au dépend d'une réputée excellente, car le travail dans cette dernière risque d'être trop soutenu: aller dans une prépa moins cotée serait un bon choix où l'on pourrait s'épanouir sans s'effondrer.
PS: j'ai regroupé les prépas parisiennes car souvent c'est ce que font les gens : " je veux une prépa parisienne" disent certains, donc je mets une vision généraliste plutôt que la mienne.
Mais bon on peut faire autrement et classer les prépas de la plus cotée à la moins cotée^^